L'esprit / L'unité

Art – Karl Martens

Aujourd’hui, je vous propose de nourrir notre esprit grâce à Karl Martens, un artiste Suédois qui réalise des tableaux que j’aime beaucoup !

Je partage ici les écrits de cet artiste, vous pouvez d’ailleurs les retrouver sur son site internet :

www.karlmartens.se 

 

Shih-t’ao (chinois, 1642-1707) soutient que l’artiste doit faire confiance à ses propres capacités. Être réceptif aux impressions est plus important que la connaissance. En d’autres termes, l’artiste doit être en contact avec l’intuition.

 

 

Un coup de pinceau holistique ! 

En peinture et en calligraphie, le premier trait est le plus important. Cela vient de rien et manifeste quelque chose. C’est ce que Shih-t’ao appelle le coup de pinceau holistique. Cela crée quelque chose où rien n’était. De manière optimale, il ne contient aucune pensée planifiée. Elle émane du «vide».

 

Sa philosophie: 

Ma lutte est d’appliquer cela à ma peinture, tout comme j’ai du mal à l’appliquer lors de la pratique du Sho do (calligraphie des personnages) ou de la calligraphie zen (peinture calligraphique émotionnelle non figurative). Les meilleurs résultats sont obtenus en l’absence de toute pensée – lorsque l’esprit se repose et que l’intuition prend le dessus – Mu shin. Un autre aspect est d’essayer d’accepter ce qui est et de ne pas essayer de le régler.

 

Sa technique:

Le véritable coup de pinceau holistique décrit également une «méthode sans méthode». Une manière de réaliser sans intention. Faire par le non-faire qui, en calligraphie zen, est l’aspect le plus important. Cela peut également être dit dans Kyudo (La voie de l’arc – tir à l’arc japonais). À Kyudo, nous essayons de ne pas penser à toucher la cible. C’est extrêmement difficile, mais aussi le seul moyen de le toucher correctement. La pratique de Kyudo est donc un complément à ma peinture et à ma calligraphie. Cela m’aide à entraîner la conscience du corps, de l’esprit et de l’arc et / ou du pinceau. Cela m’aide également à ne pas tenir compte de l’objectif et à rester conscient des coups de pinceau, faisant confiance à mon intuition pour diriger mes coups de pinceau. Les quelques fois où j’y parviens vraiment, le résultat finit toujours par me surprendre.

 

Le lâcher-prise au cœur de son art:

Tout comme l’union de l’encre de calligraphie et du papier donne toujours des résultats inattendus, l’aquarelle sur ce papier brut fait à la main aussi. Surtout lorsque des pinceaux de calligraphie sont utilisés. Chaque papier réagit différemment au support. Parfois, il absorbe immédiatement, et d’autres fois, il n’absorbe pas du tout. Une simple brosse offre moins de contrôle qu’une fine, et parfois l’inverse est vrai. C’est cette incertitude qui m’inspire. Que va-t-il se passer cette fois? Afin de donner vie à certaines zones, j’utilise parfois du sel sur le papier, ce qui crée des motifs inattendus lorsque la peinture sèche. Tout cela pour affronter l’inespéré.

 

Karl Mårtens

 

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